150 000 procédures seraient concernées
Par Maciej Murmylo le 01/13/10, - Contexte français - Lien permanent
Après les modifications du code des MP entrées en vigueur au 1er janvier, le
site Localtis de la Caisse des dépôts
fait un point intéressant sur l’état de la dématérialisation en
France.
Si le mouvant vers le « zéro papier » en commande publique ne date
pas d’hier, les dispositifs proposés par le législateur trop souvent font
encore peur ou inspire la méfiance des utilisateurs. C’est pourquoi les
pouvoirs publics choisissent d’adopter une démarche progressive et viser dans
un premier temps des marchés ciblés pour mettre graduellement les entreprises à
l’aise avec la réponse électronique. De surcroît, pour les élus et les agents
les plateformes virtuelles en place semblent encore perfectibles, du fait par
exemple du temps de chargements extrêmement long lors d’une CAO.
Toutefois, nous ne devrons pas perdre de vue des objectifs fixés par
Bruxelles il y a cinq ans en matière de la commande publique, à savoir 100% des
appels d’offre publiés en ligne et une taux de réponse dématérialisée à hauteur
de 50%. Or, la France n’est aujourd’hui qu’à 2-3% pour les marchés formalisé,
le score qui justifie des mesures nouvelles concernant environ 150 000 marchés
pour faire décoller le processus. Christophe Alviset de l’Observatoire
économique de l’achat publique placé auprès du ministère chargé de l’économie
(OEAP) se veut rassurant: « Nous sommes à un tournant »
dit-il.
Les collectivités vont-elles se lancer davantage dans la dématérialisation
des processus de passation des marchés ? Les arguments en faveur sont de
taille : les économies d’échelle, fluidité de l’information, réduction de
charges administratives pour les TPE/PME et l’échéance 2012 quand l’on ne
pourra pas refuser des éléments de candidature transmis par voie
électronique.
Il reste deux ans pour se préparer et rattraper le train en marché vers la modernisation de l’administration !